trois dépôts qui se succèdent
Le premier est le voile calcaire, porté par le vent en période sèche. Il blanchit progressivement les verres exposés et devient visible en contre-jour bien avant d'être perceptible de face.
Le deuxième est le pollen, principalement de platane et de cyprès selon la saison. Il ne se pose pas seulement : il colle sur le voile calcaire déjà présent et le fixe, ce qui rend le nettoyage plus difficile qu'un dépôt frais.
Le troisième arrive avec les premières pluies d'automne. Contrairement à ce qu'on espère, elles ne lavent pas les vitres : elles délayent le dépôt accumulé et le font descendre en traînées verticales qui marquent le verre si on les laisse sécher.
l'exposition commande le cycle
Une façade sud ou ouest reçoit les trois phénomènes de plein fouet, plus l'ensoleillement qui cuit les dépôts. Une façade nord, protégée, tient deux fois plus longtemps à niveau d'exigence égal.
Le cycle utile s'établit donc façade par façade, pas bâtiment par bâtiment : trois semaines sur une vitrine commerciale ou une façade ouest, six semaines sur une façade nord, trimestriel sur des vitrages intérieurs. Un cycle unique appliqué partout produit toujours le même résultat : trop pour les uns, pas assez pour les autres.
un calendrier qui suit la saison
Deux moments méritent d'être calés précisément. Le premier cycle de printemps gagne à être placé après la chute des pollens de platane : un lavage effectué trop tôt est perdu en quelques jours.
Le second est un passage d'octobre, une fois passées les premières pluies qui délayent le dépôt de l'été. Ces deux rendez-vous font davantage pour l'aspect d'un bâtiment que deux passages supplémentaires répartis au hasard dans l'année.