Consommation mesurée
ce que nous consommons, et comment nous le réduisons
Montpellier connaît des restrictions d'eau régulières. Nous avons donc arrêté de parler de méthodes « écologiques » et commencé à relever des volumes, méthode par méthode, y compris quand le résultat ne nous arrange pas.
Relevés en cours de validation
Les valeurs publiées sur cette page sont des relevés internes en cours de validation par l’exploitation. Elles portent la mention « à valider » tant que la confirmation n’a pas eu lieu. Aucune valeur estimée n’est publiée ici : c’est précisément la page où un chiffre inventé détruirait tout le reste.
le comparateur, méthode par méthode
Litres d’eau pour 100 m² de sol traité
- Lavage à grande eau, seau et serpillière9 Lréférence
Relevé interne — moyenne de 6 chantiers tertiairesà valider
L'eau se salit en continu et doit être renouvelée tous les 150 à 200 m². C'est le renouvellement, plus que le lavage lui-même, qui fait le volume.
- Autolaveuse à récupération10 L+11 %
Relevé interne — compteur machine, chantiers logistiquesà valider
Le volume projeté est important mais l'essentiel est aspiré dans la cuve de récupération. Rapporté au mètre carré réellement traité, c'est la méthode la plus efficace sur les grandes surfaces.
- Lavage à plat microfibre2 L-78 %
Relevé interne — bac d'imprégnation, chantiers tertiairesà valider
Un bac de 8 litres couvre environ 400 m² de sol dur. Le lavage des bandeaux en machine s'ajoute à ce chiffre et réduit l'écart réel avec les autres méthodes.
Comment nous mesurons
- Relevé au compteur de l'unité mobile pour la vitrerie et les chantiers de remise en état.
- Volume du bac d'imprégnation rapporté à la surface effectivement traitée pour le lavage à plat.
- Compteur machine de l'autolaveuse, relevé avant et après chaque vacation.
- Moyenne établie sur au moins six chantiers comparables, écart-type conservé.
- Aucune valeur constructeur reprise telle quelle : seuls nos propres relevés font foi.
Ce que change un arrêté sécheresse
Un arrêté préfectoral de restriction dans l'Hérault ne suspend pas l'entretien : il déplace les méthodes. Voici ce que nous modifions, prestation par prestation, dès la publication de l'arrêté et sans attendre votre demande.
| Prestation | En temps normal | Pendant l’arrêté |
|---|---|---|
| Entretien de bureaux | Lavage à plat, bac d'imprégnation renouvelé par plateau | Lavage à plat maintenu, dilution ajustée, bac unique par tournée |
| Parties communes | Lavage humide des halls, rinçage des seuils extérieurs | Rinçage extérieur suspendu, balayage mécanique renforcé |
| Vitrerie | Perche à eau osmosée, cycle standard | Cycle allongé sur les façades nord, priorité aux vitrines commerciales |
| Locaux d'activité | Autolaveuse sur allées, lessivage trimestriel | Autolaveuse maintenue — récupération d'eau —, lessivage reporté |
| Conteneurs et local poubelles | Lavage des bacs à la lance basse pression | Lavage suspendu, désinfection par pulvérisation des surfaces de contact |
| Remise en état | Rinçage abondant après décapage | Récupération systématique par aspiration, réemploi de l'eau de première passe |
Ce qui n’est jamais réduit : le bio-nettoyage des locaux de santé, la désinfection des sanitaires et le traitement des points de contact. Ces prestations sont aussi, c’est heureux, les moins consommatrices d’eau du métier.
le lavage à plat, et ce qu’il exige
Le lavage à plat consomme peu parce qu’il ne dilue pas la salissure dans une eau qu’il faut renouveler : la microfibre capte et retient. Un bac d’imprégnation de huit litres couvre environ quatre cents mètres carrés de sol dur.
Sa contrepartie est logistique, et elle est réelle : il faut disposer d’un stock de bandeaux dimensionné — un pour vingt à vingt-cinq mètres carrés — et les laver en machine à 60 °C, sans adoucissant. Ce lavage industriel consomme à son tour de l’eau, et il réduit l’écart avec les autres méthodes. Nous le disons plutôt que d’afficher un gain de 80 % qui ne tiendrait pas l’examen.
la vitrerie à l’eau osmosée, notre poste le plus lourd
L’osmose inverse produit une eau pure en rejetant un concentrat. Sur le réseau montpelliérain, calcaire, produire un litre d’eau osmosée en consomme sensiblement plus d’un. C’est notre poste le plus consommateur en eau brute, et nous ne le présentons pas comme une méthode économe.
Son intérêt est ailleurs : aucun détergent rejeté, aucun rinçage à reprendre, et un travail depuis le sol jusqu’à une douzaine de mètres, ce qui supprime la nacelle sur la majeure partie du parc montpelliérain. En période de restriction, nous allongeons les cycles sur les façades abritées plutôt que de suspendre la prestation.
produits et dosage
Nos dilutions sont faites au doseur automatique et non à l’œil. Ce n’est pas un détail : un surdosage classique de facteur deux double la quantité de produit rejetée et impose souvent un rinçage supplémentaire, donc de l’eau en plus.
Ce que nous ne prétendons pas : que nos produits soient sans impact. Un détergent-désinfectant virucide reste un biocide, et nous en employons tous les jours en milieu de santé parce que rien ne le remplace. Ce que nous pouvons faire, c’est ne l’employer que là où il est nécessaire — d’où la cartographie des zones faite au démarrage de chaque contrat.
là où cela change quelque chose
Ce que nous ne savons pas encore mesurer
Trois postes échappent aujourd'hui à nos relevés, et nous préférons l'écrire plutôt que de publier une estimation. D'abord l'eau consommée par le lavage industriel de nos textiles : nous connaissons le volume de la blanchisserie, pas sa répartition par chantier. Ensuite le concentrat rejeté par nos osmoseurs, qui varie avec la dureté de l'eau d'entrée et que nous ne relevons pas chantier par chantier. Enfin l'eau utilisée par nos clients eux-mêmes entre deux passages, sur laquelle nous n'avons aucune visibilité. Tant que ces trois postes ne sont pas instrumentés, notre bilan reste partiel.
- Personnel formé au bio-nettoyageFormation interne à l'entrée, recyclage annuel, habilitations tracées.
- Produits EN 14476 et EN 1276Virucide et bactéricide, fiches techniques fournies au client.
- Traçabilité signéeChaque passage en zone sensible est daté, signé et archivé douze mois.
demandez-nous le relevé de votre site.
Pour tout contrat en cours, nous fournissons sur demande le volume d'eau relevé sur votre site, méthode par méthode, avec la date des mesures.